À lances et à pavois

Jean d'Aillon

Automne, 1193. Après avoir sauvé de la noyade un garçon qui s'efforçait de fuir ses ravisseurs, Guilhem d'Ussel découvre que celui-ci, futur comte de Brionne, contrarie les desseins du prince Jean, frère du duc de Normandie Richard Cœur de Lion. Engagé pour protéger l'enfant, Ussel tombera dans une embuscade et sera laissé pour mort. Sauvé par des hors-la-loi, il trouvera refuge auprès d'eux et de la jolie Alissende. Mais après avoir pris d'assaut l'abbaye du Bec et meurtri ceux qui l'avaient agressé, il deviendra un proscrit que même Lambert de Cadoc, le capitaine du roi de France chez qui il trouvera refuge, ne pourra protéger. Emprisonné et condamné à la potence, le jeune chevalier apprendra la vérité sur ses ennemis, mais aussi où est caché le trésor des seigneurs de Brionne. Mais peut-il encore échapper au gibet et convaincre Cadoc ? Lire la suite

498 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 144x225

EXTRAIT
Les femmes se ressemblaient singulièrement ayant le même maintien, les mêmes fronts larges, des teints clairs et des yeux bleus, presque voilés par de longs cils, et des bouches sérieuses. (...)
— Que Dieu vous ait en sa sainte garde, nobles dames, dit Guilhem.
— Est-ce vous qui avez sauvé mon fils ? s'enquit la plus jeune.
— Je l'ai sorti de l'eau où il se débattait.
— Il nous a raconté ! intervint la plus âgée, mais rien n'est clair dans ses dires. Voulez-vous prendre un siège et nous dire exactement ce qui s'est passé... et qui vous êtes. (...)
— Qui je suis ? Un chevalier errant. Mes amis m'appellent Gauvain. Je suis arrivé hier à Brionne avec des chevaliers normands. Nous voyageons ensemble, et nous allons nous séparer aujourd'hui. Vous connaissez peut-être l'un d'eux : Barthélemy de Ferrières, homme lige du seigneur d'Harcourt.
Les deux femmes opinèrent d'un signe de tête.
— Mes amis devaient se rendre à l'abbaye du Bec ce matin, aussi suis-je allé me promener sur la rive droite...
Il raconta alors l'agression, ce qu'il avait fait et conclut :
— Ne m'en veuillez pas d'être indiscret, nobles et gracieuses dames, mais pour quelles raisons a-t-on voulu enlever Gautier ?

Extrait

Les femmes se ressemblaient singulièrement ayant le même maintien, les mêmes fronts larges, des teints clairs et des yeux bleus, presque voilés par de longs cils, et des bouches sérieuses. (...)
— Que Dieu vous ait en sa sainte garde, nobles dames, dit Guilhem.
— Est-ce vous qui avez sauvé mon fils ? s'enquit la plus jeune.
— Je l'ai sorti de l'eau où il se débattait.
— Il nous a raconté ! intervint la plus âgée, mais rien n'est clair dans ses dires. Voulez-vous prendre un siège et nous dire exactement ce qui s'est passé... et qui vous êtes. (...)
— Qui je suis ? Un chevalier errant. Mes amis m'appellent Gauvain. Je suis arrivé hier à Brionne avec des chevaliers normands. Nous voyageons ensemble, et nous allons nous séparer aujourd'hui. Vous connaissez peut-être l'un d'eux : Barthélemy de Ferrières, homme lige du seigneur d'Harcourt.
Les deux femmes opinèrent d'un signe de tête.
— Mes amis devaient se rendre à l'abbaye du Bec ce matin, aussi suis-je allé me promener sur la rive droite...
Il raconta alors l'agression, ce qu'il avait fait et conclut :
— Ne m'en veuillez pas d'être indiscret, nobles et gracieuses dames, mais pour quelles raisons a-t-on voulu enlever Gautier ?

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