L'humanité en péril

Fred Vargas

Loin de la fiction policière, Fred Vargas lance à tous ses lecteurs, et aux autres, un cri d'alarme sur notre situation actuelle. L'ancienne chercheuse au CNRS explique d'un ton clair et direct, tout en s'appuyant sur des données rigoureuses, qu'il y a aujourd'hui véritablement une urgence climatique. Cessons de regarder de côté, notre planète est en grand danger. Admettons-le, et ainsi, ensemble, nous changerons les choses.

250 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 135x210


On connaissait la romancière aux millions de lecteurs, on oubliait que sa formation était scientifique et qu'il s'agissait d'une militante de choc. Son immense talent de reine du suspense, Fred Vargas le met au service de la cause écologique. Dieu sait si nous sommes chaque jour assaillis par des chiffres affolants, sur le climat, la pollution, la mort des espèces et de l'humus, les flux migratoires qui en résultent, etc. Mais jamais on ne nous avait présenté ces chiffres comme dans L'Humanité en péril ! C'est fait avec tant d'intelligence, d'humour noir et de révolte, que vous êtes OBLIGÉ de tout lire. Et vous comprenez, entre mille autres exemples, que quand le GIEC (le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) supplie les Etats de tout faire pour rester en-dessous de 2° C de hausse de température, c'est que cette moyenne signifierait, sur bien des continents, une hausse de 10° C et donc une menace de mort pour 75 % de l'humanité. Ce livre est un manifeste époustouflant contre les Etats et les multinationales. Il se termine par une double liste de recommandations : à l'intention des gouvernants, mais surtout à la nôtre. Le mouvement pour le climat doit s'amplifier, partout, et surtout très vite. C'est une lutte pour la vie. L'AUTEURE
Auteure d'une vingtaine de romans policiers, dont le commissaire Adamsberg est souvent le héros, tous grands best-sellers et adaptés à l'écran, Fred Vargas s'est plusieurs fois engagée politiquement depuis les années 2000. Avec L'Humanité en péril, elle franchit un pas décisif : le combat écologique devient pour elle la question n°1.

Interview

Vous parvenez (avec maestria) à nous faire avaler des kilomètres de chiffres terribles. Le but est-il de nous réveiller ?
Mon but est de lutter contre la désinformation totale dont les gens sont victimes. Si bien que nous continuons de vivre comme si de rien n'était, alors qu'un immense danger menace l'humanité. Je pense qu'une fois les gens informés, ils se mobiliseront nécessairement.
Votre critique n°1 vise-t-elle surtout les Etats, qui savent tout mais se taisent ?
Oui, j'estime que les gouvernants avaient depuis des décennies (premier Sommet de la Terre en 1972 !), le devoir impérieux de nous informer de la situation planétaire. Mais informer les gens du péril, c'est risquer de créer une contraction économique : or leur priorité, de quelque bord qu'ils soient, va toujours à l'Argent et donc à la consommation. C'est cette obsession constante qui a amené l'humanité au bord du gouffre.
Ne faites-vous aucune confiance aux puissants, comptant uniquement sur « les Gens » comme vous dites ?
Votre question est double ! Non, je ne leur fais aucune confiance. D'une part parce qu'ils sont englués dans une volonté de croissance mortifère qu'ils souhaitent à toute force perpétuer. D'autre part parce que cela fait au moins quarante ans qu'ils auraient dû agir ! Mais ils n'ont rien fait, et vont au contraire dans le mauvais sens. Un seul exemple : lors de la dernière Conférence sur le climat il y a quatre mois (la COP, la 24e !), les gouvernants ont décidé de passer outre la recommandation du GIEC (l'inattaquable Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'évolution du climat) de ne surtout pas dépasser une température de 1,5° C, et ont opté pour une augmentation de + 2° C malgré le signal d'alarme tiré par l'ONU ! Les gens, parce que mal informés, se disent : « 2° C de plus, ce n'est pas grand-chose. » Au contraire, c'est énorme. Car ces 2° C sont une moyenne mondiale, qui tient donc compte de la température des océans, des pôles, etc. Ain

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